Une vie au dessus des nuages, des huttes aux au toit en feuilles de bananiers, une communauté de 1000 personnes, l’autarcie en harmonie avec la nature, tel est le mode de vie des habitants du village de Wae Rebo. Un lieu coupé du monde qui refuse d’en changer et où téléphone et réseaux n’ont pas leur place.

Depuis 2015, les touristes sont les bienvenus dans ce petit village d’Indonésie qu’est Wae Rebo. On peut même y passer la nuit et y manger en partageant une hutte guesthouse avec les autres visiteurs. Bien que la fréquentation touristique augmente de façon exponentielle, en 2018 Wae Rebo comptait 2000 visiteurs sur l’année, le lieu à su préserver toute son authenticité. Les habitants sont très attachés à leur coutume et il faut dire que sa situation géographiques aide beaucoup. Perché à plus de 1000 mètres d’altitude dans les montagnes de l’île de Flores, Wae Rebo est accessible uniquement a pied. Après avoir emprunté un chemin qui grimpe à travers la jungle, avoir défié une montée de deux bonnes heures et lâcher quelques gouttes de sueurs, on a le privilège d’arriver au village. C’est sauvage, c’est apaisant, ça met en condition pour se fondre dans l’ambiance de la communauté : calme, très calme et connectée à la nature.  

 Ensuite il y a des règles pour rentrer au village :

  • Pas de câlins ou petit bécot au copain au village
  • Interdiction de crier ou d’élever la voix
  • Pas de drogue ni d’alcool
  • Pas de tenu débraillée
  • Obligation d’assister a la cérémonie de bienvenu du chef du village.
    Cérémonie payante ou l’on demande 20 000 roupie (soit un peu plus d’1€) ce qui n’est pas si accueillant que ça.
  • On paye 320 000 roupies (20€) la nuits, repas et petit déjeuner compris.     

La vie au village 

Les habitants vivent principalement de leur plantation de café. La culture de l’arabica est l’activité autour de la quelle le village s’articule en plus des taches du quotidien. Aujourd’hui, bien sur, le tourisme joue une part importante dans le quotidien de Wae Rebo. Tous les soirs, il y a au moins une vingtaine de visiteurs qui passeront la nuit au village. La maintenance et la cuisine pour toutes ses bouches occupent déjà une bonne partie de la journée. On peut bien sur visiter le village de jour aussi mais on fait vite le tour et hormis profiter de la vue sur les hauteurs et tenter de percer le secret des maisons huttes – tipies, on fait vite le tour.

Retour d’expérience : Passer une nuit a Wae Rebo est vraiment une expérience agréable. Vivre au rythme du soleil, aucune interaction possible avec le monde exterieur,  les toilettes rudimentaires, partager ta hutte avec les autres visiteurs, on est dedans, pour le décors l’immersion est au rendez-vous. 

Le B-MOL, la grosse déception, c’était l’interaction avec les hôtes, les 3/4 personnes du village en charge de nous accueillir. Il n’y a aucun effort pour échanger avec nous, on nous apporte le thé, le café et les repas mais pas plus. Le seul véritable échange que j’ai pu avoir avec l’un des hôtes était au moment d’acheter du café de leur production locale. Il semblerait que le contact avec les touristes au cours de ces 4 dernières années à déjà bien commencer à les blazer de nous. 

A contrario, les autres habitants du village, bien qu’ayant un anglais limité ou inexistant, seront ravis de vous partager leur quotidien à coup de signes explicatifs et de grands sourires à vous faire craquer. Vraiment ils sont mignons. 

S’y rendre

A 4 heures du port de Labuhanbajo et 3 heures de la villes de Ruteng on peut s’y rendre en voiture ou en sccoter. Attention plus l’on s’enfonce dans les terres plus les routes sont littéralement défoncées

 

A partir de là, la croix de pirates, on lâche le volant pour faire fonctionner ses pieds

Alors ? Partant pour aller passer une nuit chez les druides d’Indonésie ?