Des puceaux du scooter, en Thailande, il y en a un paquet. C’est ceux qui se ruent sur leur nouveau jouet fraichement loué comme sur la première clope de prépubaire qu’ils ont fumé. On fait comme si on savait comment faire sauf qu’a la fin au lieu de tousser tu te fais éjecter (du scooter bien sur). La loi en Thaïlande impose le port du casque et la possession d’un permis international sur soi pour conduire un scooter. Normal, nécessaire, indispensable, tout convient mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas suffisant tout simplement car lois et contrôles sont appliqués pour faire du fric et non pour limiter les risques.  Vous allez voir.

Mais retenez

   F U C K  la police 

Le conducteur puceau en Thaïlande

Définition: Excités comme des puceaux, agissant comme des sots, faussement surpris comme un impuissant, dans le fond on sait qu’on ne devrait pas conduire ce scooter mais tant qu’il n’y pas d’accident on continue. Donc pas longtemps. 

Ethymologie: En Thaïlande mais ça vaut aussi pour l’Asie du Sud-Est en général, nombreux de ceux qui chevauchent leur bolide en sont à leur première fois ou manque d’expérience. Ça flirte avec des routes bien trop  mûres pour eux, pas entretenues et bien cabossée, elles en ont déjà vu passer quelques uns. Alors comme tout prépubaire qui s’y croit, ça se vante sur son scooter, ça dis à qui veut l’entendre « moi j’fais le ouf, j’vais à fond, j’kiffe ça ». Et moins on maîtrise l’engin plus on est fière d’en dépasser le seuil de prudence.

 FORCEMENT ÇA FOIRE 

Vous fatiguez les puceaux, vous me rappelez mes premiers coups tiens. Trop excités par l’acte pour réfléchir à la façon de l’exécuter et ça fonce tête baissée. Car oui, une route en Thaïlande ça s’appréhende, il faut la regarder et l’écouter pour la maitriser. Et surtout il NE FAUT PAS ALLER TROP VITE. Ca vaut pour tout au passage. Je ne compte même plus le nombre de deux roues qui se sont rétamés ; le ratio doit bien être de 2 par jours dans mes rencontres à moi toute seule. Et la majorité me racontent leurs péripéties les yeux écarquillés, encore surpris de ne pas avoir su dompter la bécane. Impuissants face à une situation qui leur a échappé trop vite, ils sont comme trahit par le fidèle compagnon de la jouissance.

Trop vite, trop ivre, trop maladroit, du jeune effarouché au quarantenaire déjà bien débridé, le puceau du scooter n’a pas d’âge. Un excès de confiance, un excès de zèle, et la route te rappel à l’ordre, c’est le mur. 

Mais alors pourquoi la Thailande en particulier ? Tout simplement parce que la Thaïlande est LA destination d’Asie du Sud pour ceux qui veulent faire la fête et avoir une sensation de liberté immédiate. Il est facile de s’y déplacer, les prix sont bas, on est les rois du pétrole ; tout est fait pour faciliter la vie du touriste et le propulser au maximum du kiff. La sensation que le monde est à tes pieds est vite arrivée, tu peux tout faire, tout essayer (sauf la clope E, là tu vas en taule. True story).  Dans tous les cas, c’est cette euphorie qui se retranscrit tout naturellement chez les conducteurs de scooters, il est si facile d’en louer un et de partir à des kilomètres à pleine balle… 

AVERTISSEMENT

Cet article n’est pas fait pour blamer une tête brulée avide d’une nouvelle expérience. Si je taille les puceaux du scooter sachez que j’en fais moi même parti. Tout est relatif mais comme beaucoup j’ai conduit sans permis, c’était la première fois et bien sur je me suis rétamée comme une merde. Bon, n’étant pas un modèle de conduite de base, a peu près n’importe qui d’un peu plus attentif aurait pu l’éviter ce coup ci. MAIS mais mais je plaisantais la veille de ma location, évoquant de la mode du crash en scooter. Prudente dans la limite de mes capacités, je ne pensais pas  faire partie de cette nouvelle tendance…  bien sur que si.  Casimment toutes les personnes sans expériences tombent.

Forcement avec une beauté pareil au tapis mickey, on se sent plus rouler ..

La police en Thaïlande

Ce qui dérange vraiment c’est le comportement des loueurs de scooters et  surtout de la police par rapport à la réglementation. Si les contrôles ont pour premier but de mettre la loi en application, c’est surtout la façon dont elle est mise en application qui fait tiquer. Les thaïlandais ont parfaitement conscience que leur routes sont mauvaises ce que le touristes de bases n’évaluent pas forcement.  Ils savent aussi qu’une très mauvaise chute est vite arrivée, même eux se crashent régulièrement (on parle d’os à vif et de disparition de chaire en l’espace d’un battement de cils) mais pour les touristes, les contrôles ne sont pas franchement là pour limiter les risques. Pas de sensibilisation à la conduite avant la location et surtout pas de vérification concernant la possession du permis de conduite ou tout simplement l’habilité à conduire. Pourquoi ? Parce que si on se fait toper sur un scooter sans le permis international ou sans le casque on paye, l’argent rentre vite et ça c’est cool. Alors qu’est ce qui se passe à votre avis ?

  1. Tu payes une amende de 400 bath ( 12€)
  2. On te donne un permis provisoire pour conduire 3 jours.
  3. Permis provisoire renouvelable au prochain contrôle car si t’es un peu fute fute tu montres pas l’ancienne amende et t’en a une nouvelle. Personne ne vérifie.

C’est à dire que sur 1 mois, en estimant un contrôle tous les trois jours, tu as besoin de 10 contrôles et 120€ pour avoir le droit de rouler librement et de te tauller ouvertement 

PAI, ville de babos ou le hippie devient un pi

Alors à Pai les officiers sont très fort, il est ressort presque de la ruse. Les agents de contrôle se posent juste devant le commissariat qui donne justement sur l’un des axes les plus emprunté et ils attendent. Pas longtemps car ça défile. Ils ont probablement des crampes au bras à la fin de la journée à force de faire signe de se rabattre sur le coté.  Et à Pai, petite ville de babos touristes peace, ceux qui louent des scooters pour la journée ou plus sont très nombreux. La ville est entourée de paysages magnifiques qui en font tout son attrait. Il faut un scooter pour l’apprécier à sa juste valeur et le nombre d’enseignes de location de scooter le confirme. Avec 3 rue principales pour traverser la ville, on a vite fait de mettre à l’amende tous les scooter hors la loi. C’est un très bon vivier à amende.

Le spot

Elu meilleur policier de l’année : deux touristes pour le prix d’un !

Bien sur, j’ai eux le droit à ma petite amende aussi, c’est le souvenir de Pai que tout bon hippie se doit d’avoir ! Enfin je crois…

A travers l’exemple d’une simple amende pour la non possession de ce permis international en conduisant un scooter, c’est toute la mentalité et la logique qu’il y a derrière qui est assez malsaine avec un gros pointage de doigts sur cette machine à extorsion qu’est le système policer thaïlandais.

Car oui les système pour coincer les touristes et le mettre à l’amende sont très ingénieux. Bien sûr ici nous parlons de 12€, la somme n’a rien d’énormissime mais lorsqu’il est question de drogue … Vous avez entendu parler des faux civils qui vous vendent de la marie jeanne pour que le collègue vous coince un peu plus loin ? Ici ce n’est pas le sujet, je n’ai qu’une floppé d’histoire à se décrocher la mâchoire à ce sujet mais rien de personnel, difficile donc de détailler ce système mais bon vous avez compris l’idée. FUCK LA POLICE. 

Bien sur j’ai garder le meilleur pour la fin 

10 JOURS DANS LA VIE D’UNE CROUTE 

J1 : croute en fraiche en formation

J2 : Croute en madérisation

J3 : Croutification au max

J4 : Désintégration de la croute en cours de lancement

 

J5 : Croute en déssèchement

J6 : Prise de conscience, le menton tente de reprendre ses droits

J7 : La croute perd des forces, le territoire diminue encore

J8 : L’ennemi arrive a bout de force 

J8 : Il ne reste qu’une capsule de résitance de l’armée rebelle. Le menton reprend possession de son territoire

J9 : Le menton finit de nettoyer les derniers débris d’une cohabitation tumultueuse.

La croute à finit par disparaitre et le menton coule des jours heureux sous le soleil de Thaïlande. 

C’était les 10 jours de la vie d’une croute.
Un plaisir de le partager.


Aller, bonne chance les puceaux !