Explorer les hauteurs du Vietnam du Nord, traverser des champs de rizières inondées, trekker dans une jungle tropicale, dormir dans un village Hmong, se retourner la tête à l’alcool de riz, c’est ce qui attend les visiteurs fougueux de Sapa.

Sapa c’est quoi ?

  • Sapa est à la fois le district et la ville centrale de la région de Lao Cay dans les hauteurs du Vietnam du Nord.
  • Sapa-ville fait office de point de départ aux touristes souhaitant explorer les rizières en terrasse* de la région et visiter les minorités ethniques qui y vivent.  La majorité du temps pour visiter c’est avec un guide d’une des ethnies.
  • Sapa-ville est aussi une ancienne station balnéaire française. Elle l’est surement encore plus aujourd’hui. Rythmée par le manne touristique, hôtels spacieux, restaurants occidentaux et boutiques souvenirs poussent comme des champignons et contrastent avec la ruralité des hauteurs.

*Et dis nous Jamy ? Les rizières en terrasse comme sont nom ne l’indique pas ne sont pas des rizières sur la terrasse de votre appartement. Ces pans de rizières superposées constituent en réalité une seule et même rizière mais disposée en escalier. Comme dirait l’ami, c’est pas sorcier. La raison n’est pas esthétique mais bien évidement pratique pour s’adapter aux contraintes de la montage. Baisse les yeux et ca donne ça.

 

Pendant ce temps dans les hauteurs de Sapa District

Au dessus de Sapa-ville, Sapa district et là on bascule dans un autre monde. Ce verger des rizières est un incontournable du Vietnam du Nord. La vallée est peuplée de minorités ethniques qui ont migré vers ces terres il y a bien plus de 1000 ans. Loin de la frénésie des grosses villes d’Asie, la majorité des ethnies qui occupent la vallée vivent avec une parenthèse dans le temps. Une vie rythmée par les récoltes de riz, la ferme familiale et le tissage de vêtement à la main (et apparement c’est très long). En tout 6 ethnies peuplent la régions dont les deux plus importante sont les Hmong et les Tay. 6 ethnies mais de nombreux villages car elles sont éclatées un peu partout dans les hauteurs. Mais ne rêver pas à moins de partir explorer ces terres sur une semaine, seulement quelques villages sont accessibles depuis Sapa ville. Ils sont nichés entre des champs de rizières inondées qui dessinent ce paysage si curieux pour nos yeux de visiteurs. On y visite aussi une forêt de bambous et une cascade histoire de dire aux pures touristes qu’il y a un panel d’activité à y faire mais la féérie de l’endroit ce trouve vraiment dans la vision à perte de vue de ces rizières. 

Comment visiter Sapa ?

Au départ d’Hanoï, il vous sera facile de vous y rendre en bus (5h), train (4h) ou en moto (relatif au taux de prudence). Aussi, des séjours et trek à intensité variable sont proposés dans les agences de voyage de la capitale. Conseillé voir indispensable pour se balader avec un guide et ne passer la nuit avec un troupeau de buffle dans un no man’s land. 

  • Option pépouze : 2 jours à visiter les flancs de montage et rencontre de la minorité ethnique H’mong. 1 nuit en hôtel à Sapa, 
  • Option mi figue-mi raison : 3 jours mi trek-mi-chill et 2 nuits : 1 nuit en homestay chez les Hmong, 1 nuit en hôtel à Sapa.
  • Option immersion : 3 jours de trek poussés et 2 nuits en homestay.

> De 50 à 90$

Viens on parle de moi : Je suis partie trois jours en trek avec une guide Tay à la découverte de ses coutumes et de son village excentré dans la jungle, la vraiii. Mon séjour s’est relevé bien bieeeeeen plus immersif que je n’aurais pu l’espérer.  Fin du teasing ici. 

Les homestays du village Hmong

Le circuit basique est de se rendre au village des Hmong. Etant le plus proche de Sapa, les cars de touriste ayant optés pour l’option pépouze y arrivent pas vagues (Les autres à pattes après 4 heures de marche). Le village se visite et souvent on y passe la nuit chez l’habitant. Ses homestay ont la côte et ça se sent à l’évolution du village. L’expérience « immersive » s’est tellement popularisée développée que l’on y trouve même un SPA. Si on se le demande, non ça ne dérange pas les habitants Hmong d’être devenu une véritable attraction qui de prime abord me faisait davantage penser à un effet zoo plus qu’a un effet rencontre des cultures. 

Zoo Humain ? N’abusons rien.

Bien au contraire, les ethnies sont très satisfaites de ce business. Les guides y voit une manne d’argent facile et les villages proches se modernisent. Avec électricité et eau courante, le niveau de vie rudimentaire des Hmongs a bien baissé depuis qu’ils sont rentrés dans le circuit touristique et n‘oublions pas que de vivre dans un peu de confort ça fait toujours plaisir, minorité ethnique ou non. Pour tout vous dire, visiter le village Hmong et passer la nuit chez l’habitant à tellement pris du galon en 10 ans que l’on pourrait même dire que le rapport de force comme on l’entend en désignant le zoo humain entre touristes et ethnies Hmong s’est inversé. A la sortie des cars les femmes Hmong sautent littéralement sur les touristes pour vendre toutes leurs marchandises, bracelets et accessoires fait main. Pour les avoir vu à l’action c’est un véritable assault et elles savent y faire. C’est davantage les touristes qui sont traqués que les Hmong qui sont zieutés. Déstabilisés, entre corde sensible et la sur solicitation, même les visiteurs les plus fermes se sentent obligés d’acheter un petit truc. Et oui moi aussi j’ai craqué, me servant de mon nouveau bracelet pour éloigner les autres assaillantes. J’ai déja donné. 

Quoi qu’il en soit le jeu du marchand est mignonnet, le village bordé de ses rizières reste à découvrir et dormir dans une homestay vaut le coup. Une grande partie de la maison est aménagée en conséquence et peu accueillir jusqu’a une dizaine de personnes mais elles restent quand même dans leur jus (ok il y a quand même la wifi.)

Vous pouvez même manger AVEC DES CHATS !

   

Se retourner la tête à l’alcool de riz 

Les Hmongs qui accueillent les touristes le font déja depuis un certain temps et sont bien sûr habitués à cela. Peu importe venons-en au point clé de l’expérience. La mienne du coup, forcement je ne me suis pas faufilé chez les voisins. Ayant pris un trek particulier (option immersion comme indiqué plus haut) et en basse saison (mi avril), je constituais mon groupe à moi toute seule. Très bien pour moi (exit le risque de se coltiner un compagnon de route relou et boitillant sur 3 jours. True story). J’était aussi seule avec mon hôte pour la soirée.



Un hôte qui ne parlait pas un jet d’anglais. Adorable mais incompréhensible. Alors, qu’est ce qu’on a fait ? Le repas a commencé en silence et les verres d’eau ont été remplacés par des shots d’alcool de riz. AH. 2 heures plus tard et 10 shot d’alcool de riz plus loin… La conversation était bien plus animée. Certes, elle ressemblait davantage à un jeu de mime qu’a une conversation mais c’était une conversation et une SACRE conversation. « No hangover » que mon nouveau p’tit pote me répétait en me resservant. No hangover dans tes rêves. Les vapeurs d’alcool se sont estompées bien trop tard le lendemain.

En faisant quelques recherches sur les homestays, les habitants prennent apparement beaucoup de plaisir à nous retourner le cerveau avec meur fameuse mixture fait maison. Ils ont l’habitude et pas nous, on a perdu d’avance… 

Enfin, ce qui me démange le plus depuis le début de cet article c’est de vous dire que ….

Sapa c’est très SimPas mais avec les rizières ça RizGole pas

Désolée pour ça, j’ai pas pas pu m’empêcher. 
Bisous sur la fesse droite
Et l’abus d’alcool de riz est dangereux pour trekker.