Avis aux visiteurs, backpackeurs et même à ceux en tour opérateur, Luang Prabang risque d’être dans vos coups de coeurs. Démonstration. 

C’est quoi , c’est qui, qu’est ce qu’on y fait. Ces 10 commandements ont pour but de guider les visiteurs souhaitant découvrir Luang Prabang en dehors des sentiers battus. Il s’agira d’allier le pas du touristes curieux à celui qui souhaite se caller sur la cadence de la ville.

DE JOUR

Prendre la température de Luang Prabang  : Il n’y a pas à chipoter, Luang Prabang sait varier les plaisirs. La ville a su marier avec finesse, vestiges héritées de la présence impériale à l’emprunte laissée par la colonisation française (et autre tourments de son histoire). Bien qu’attachée à ses valeurs bouddhiste, Luang Prabang sait se montrer moderne voire téméraire ; c’est tout de même l’un des rares endroits à proposer des Belgium Fried sur ses menus.


Vous avez déjà parler french fries avec un belge ? Ce menu sonne presque comme une incitation à la reconquête de la frite perdue. 

> Plus d’histoire sur Luang Prabang c’est ici 

N°1. Flaner dans la ville

 

SURTOUT : Ne pas louper le coucher de soleil depuis la rive du Mékong digne d’une vue encore introuvable sur les cartes postales (true story).

 

N°2. Instagramer les 3 temples

A l’enfilade le long de la rue centrale de Sisavanvong, trois temples contribuent à la mystification de Luang Prabang.

# Le Wat Pa Phai, temple de la forêt de bambou
> Entrée libre

# Le Wat Saen, temple de cents mille en référence aux nombres d’offrandes faîte pour sa construction.
> Entrée libre

# Le Wat Xiang Thong dît monastère de la ville d’or. Situé à la pointe de la presqu’île, il rappel aux visiteurs l’importance du transport fluvial au Laos. Pour le grand publique, c’est celui qui pèse le plus dans le game. Il en faut un et il le mérite. 
> 20 000 kips (2€) l’entrée. 

 

3. Grimper sur le mont Phu Si

Bien sûr le mont Phu Si qui domine la ville du haut de son éperon rocheux de 100 mètres est à faire. Un grand pique doré sur un gros cailloux en plein milieu de la ville ça peu en interpeller plus d’un. On a envie d’en savoir plus sur ce qu’il y a la haut. Et ce qu’il y a c’est avant tout une belle vue panoramique sur Luang Prabang et ses alentours. La vue vaut la montée mais à mon sens, le sommet du mont se fait voler la vedette par la façon d’y accéder. Car Il y en a deux. 

> Précieuse astuce pour aller tutoyer le mont Phu Si en privilégier.

NOTE : Nombreux s’y rendent pour profiter d’un coucher de soleil aux reflets incandescents qui glissent sur le Mékong (n‘y voyons pas là un zèle de poète, le couché de soleil laotiens  vraiment des couleurs incroyables). Cette option est au risque de jouer aux coudes à coudes avec les objectifs des autres visiteurs. La plate-forme du mont est restreinte et la plénitude silencieuse que l’ont est en droit d’attendre d’un couché de soleil n’est pas vraiment au rendez-vous. Je déconseille d’y aller à cette heure.

Un coucher de soleil depuis la rive comme mentionné au dessus répondra davantage à ces attentes. Installé à l’une des terrasses qui donnent sur le fleuve et un cocktail à la main, elle est  la zénitude de fin de journée.

N°4. Se fondre dans le Tak Bat

Le Tak Bat, c’est le défilé matinale des moines de Luang Prabang. Tous les matins (très tôt le matin), ils  se déploient dans les rues de la vieille ville pour récolter les offrandes des laotiens. Les rues sont silencieuses, le jour se lève et il y règne une quiétude appréciable pour débuter la journée sereinement. L’expérience est à faire mais mieux vaut s’éloigner de la rue centrale pour saisir la véritable essence de la cérémonie.

> Pourquoi le Tak Bak, c’est plus comme avant.

CONSEIL : Procession de moine + Mont Phu Si = Good deal
On se lève qu’une fois pour profiter des privilèges de l’aube, à l’abris des touristes et de la chaleur. 

Heure du défilé : De 5h30 à 6h30 dans le centre de Luang Prabang

N°5. Assister à une prière dans un temple bouddhiste

Pour une immersion dans le quotidien de Luang Prabang c’est surement l’une des activités qui vous amènera au plus proche des locaux. C’est tout de même la capitale culturelle du Laos et le bouddhisme et ses pratiques y sont très présentes. Je ne l’ai pas fait car la vie fait que parfois on ne peut pas tout faire. Mais maintenant que vous, vous le savez en avance, retardez d’une heure  l’apéro et aller assister à l’une des prières de fin de journée. Au Wat Mai par exemple, à coté des marches du Mont Phu Si. Par retour d’expérience, vous y croiserez très peu d’autres Farang* et pourrez échanger avec les moines sur toutes les questions qui vous passent pas la tête. Ils seront ravis de vous répondre.

* Farang, éthymologie = français. 
Lors de la colonisation française, les laotiens qui prononçaient le mot français pour nous désigner disaient le « FR » en « FFFFF ». Farang est une pure déformation de prononciation. Utilisée dans un premier temps pour parler des français, aujourd’hui Farang désigne plus généralement les étrangers blancs. 

N°6. Croquer de la baguette française

Ancienne station « balnéaire » des français lors de la colonisation, Luang Prabang conserve fièrement une trace de notre gastronomie dans ses enseignes. Vous serez surpris de la western food sur de nombreux menus,  café parisiens aux coins des rues mais aussi et SURTOUT, des boulangeries françaises. DES VRAIES. Avec de vrais pain aux chocolats bien croustillants, des baguettes qui ne ressemblent pas au pain mou de la cantine, des patisseries qui toisent la pâte de riz. De la vraie boulangerie française je vous dis.

Pour l’expérience, il faut aller les essayer. Une en particulier réputée pour ses baguettes, les meilleurs de la ville qu’on m’a dit ! A mon grand regret je n’ai pas pu le faire et j’ai besoin de lever le voile  sur une question existentielle : Peut-on vraiment retrouver toute la complexité d’une baguette française au Laos ? 

RDV au Banneton pour cette expérience sensorielle

 

Pour davantage de visites culturelles à Luang Prabang car il y en a, je vous invite à googoliser vos recherches. Ceci est une séléction pour éviter les visites TROP touristiques et à mon sens moins immersives. 

DE NUIT

Bon a savoir pour le timming : La vie nocturne dans le centre historique de Luang Prabang se stoppe nette à 23h. L’heure du couvre feu, écrit noir sur blanc dans le réglement de la ville et restaurants et bars tirent les rideaux à l’heure dite. L’horaire est respectée à la minute et la transformation de la rue centrale en rue fantôme est bluffante. Cela s’explique aussi par le reveil aux aurores des locaux, à 5h, avec le Tak Bat. 

N°7. Shopper Night Market

Tous les jours 16h à 22h30, le Night Market remplit Sisavangvong de ces étales en tout genre. Surnommé « Talaat Farang» ou Westerners market pour les locaux.  c’est le spot parfait pour faire son stock de cadeaux souvenirs laotiens à travers un large choix de produits artisanaux. C’est aussi très bien pour manger sur le pouce des pâtisseries laotiennes en sirotant un fruitshake fraichement pressé. Le tout dans une atmosphère paisible car le marché conserve son identité traditionnel.

ATTENTION : Pour rester dans le traditionnel, les prix annoncés aux touristes sont plus élevés. Compter dans les prix une marge de négociation de 20%. Au moins. Alors on se dit qu’on est souk et on fonce, on n’hésite pas à négocier. On est pas des touristes plan plan, ok ?!

N°8 : Manger au Night Market Food District

> Budget : 20 à 30 000 kips. 

Au commencement du Night Market, dans la première ruelle perpendiculaire à la rue centrale de Thisavangvong se trouve le Night Market food district. Etroite et bondés de petis stands, on y trouve de la nourriture laotienne alléchante (vraiment alléchante) à G O G O. On peut y manger sur place grace à l’une des longues tablées installées pour l’occasion. 

Certains stands proposent des formules buffets où pour 20 000 kips on à un très vaste choix de plats végétariens à découvrir, redécouvir, tout dépend. Pour de la viande ou du poisson en plus c’est 10 000 kips supplémentaire. Pas de quoi se ruiner. et surtout C’EST BON ET FESTIF ! 

N°9. Lever le coude 

Pour profiter totalement de l’ambiance festive de la vie nocturne, il faut sortir de la rue centrale. C’est au croisement avec la rue Chao Sisophan et Klinkitsarat que se concentre une poignée de bars punchies.

Un peu plus loin se trouve l’Utopia qui est réputé pour prolonger les festivités jusqu’a 1h. Car oui on rappel que le couvre feu de Luang Prabang est de 23h. C’est une ville pieuse toute de même, n’abusons pas.

 

N°10. Prolonger APRES 23H

Vivre sa vie de Thug : Oui, prolonger les festivités dans Luang Prabang après 23h c’est possible, il faut connaitre les bons plans ( Ne nous attendons pas à de la folie furieuse non plus. Tenez vous bien car dans ce cas, une fois tous les bars fermés c’est direction … le BOWLING.
A 10 minutes du centre en tuktuk c’est le seul lieu ouvert pour les groupes passé 1h du matin.

Entre 23h et 1h, rendez-vous à l’Utopia. L’endroit porte bien son nom, vous verrez. 

Il y a aussi une boite réservée aux locaux pas loin. Je n’en ai pas fait l’expérience personnellement mais d’autres backpackeurs en copinage avec des locaux (car sinon tu n’as pas le tuyot) l’ont fait. D’après les retours c’est interessant d’aller de voir les laotiens festoyer. Il faut juste s’attendre à être LE Farang de la boite. Mais bon quand la fête coule dans nos veines, on est parfois prêt à beaucoup pour la consumer jusqu’a la dernière goutte.

Une dernier chose : pour loger ! 

Sans aucun doute, c’est au Sunrise Hostel que je vous enverrais. Terrasse qui donne sur le Mékong, longues tablées qui rendent la bonne ambiance inévitable, piscine et prolongation d’apéro jusqu’a pas d’heure. Parfait pour les backpackeurs en recherche de chill et de belles rencontres.