Grimper sur les hauteurs du mont Phu Si ? Evidement. Par quel coté y accéder ? Ici, réside la véritable problématique.  

Situé en plein coeur de la capitale culturelle du Laos qu’est Luang Prabang, le Mont Phu Si et sa Stupa dorée domine l’ancienne cité du haut de leur 100 mètres. Le sommet offre une vue panoramique sur la ville avec d’un coté le Mékong qui la borde la ville et de l’autre les plaines qui l’entourent. Comme vous pourrez le lire partout ailleurs, la vue vaut la montée. C’est un fait, de la haut, c’est beau. Et particulièrement pour profiter d’un coucher de soleil à couper le souffler propres à ceux que le Laos offre si généreusement. Trop un coeur celui la. 

Pour faire les présentations : La stupa dorée est construite en 1804 par le roi Anourouth. La légende veut que la colline sur laquelle trône le temple Tham Chomsi abrite une fosse profonde. Elle conduirait au centre de la terre, rien que ça. 

Briller en société : L’histoire raconte qu’un beau jour, un moine descend dans la fosse et y trouve un immense trésor. Aidé par les villageois, ceux ci ont finalement préféré se saisir du trésor et l’enterré le moine vivant. Pourquoi le supprimer tout de suite, c‘est toujours plus rocambolesque quand il y a un peu de souffrance.  Les villageois ont donc scellé l’entrée de la fosse MAIS en oubliant l’essentiel. LE BIEN TRIOMPHE TOUJOURS DU MAL. C’est alors qu’armé de charmes magiques, le moine réussit à se dégager de la fausse après avoir vaincu les sept gardiens du trésor. 1 point pour le moine. Et mieux  vaut tard que jamais, la tentative d’assassinat arrive aux oreilles du roi de Luang Prabang qui décide de punir les villageois. 2 pointé pour le moine. ls traites sont condamnés à tour de rôle à battre des tambours, des gongs et des cymbales toutes les trois heures pour arrêter les dragons de perturber l’humanité. Fin de la partie, le moine gagne. Et en symbole de cette victoire, l’édification du Wat* Tham Chomsi abrité de sa stupa dorée. 

Mais si le mont Phu Si est aujourd’hui un symbole de spiritualité où il est bon d’y aller faire sa prière, ce lieu bouddhiste à un intérêt caché. Je dirai même qu’en dehors de son histoire, le sommet du mont se fait voler la vedette par la façon d’y accéder. Car Il y en a deux.

*Wat = Temple en laotien 

Option N°1, l’ascension la plus commune : Depuis le rue centrale de Sisavangvong, on peut accéder au mont en grimpant les 300 marches qui y mènent. L’opportunité pour vous de suer à la queue leu leu parmi une flopée de touristes qui s’arrêtent toutes les deux marches pour immortaliser ce moment. Inutile de préciser que l’option 1 n’est pas ma favortre.

On aura aussi le droit à la vendeuse aux oiseaux aux pieds des marches. A la clée la cerise sur la gateau pour découvrir le mont Phu Si en concluant par un laché d’oiseaux au sommet. On détaillera plus loin ce passage. Etant dans le jugement de cette pratique, il ne faudrait pas interférer avec les bonnes ondes du mont Phu Si.  

Nous disions. 

Option N°2, l’ascension la plus curieuse : La meilleure façon d’apprécier la montée du mont Phu Si est d’aller chercher l’entrée de l’autre coté de son versant, coté rive.  L’entrée est discrète mais il n’y en a qu’une en plein milieu du pan rocheux, on ne peut pas se tromper. Le sentier passe deux curiosités bouddhistes. La première est le Wat Aha Phutthabaat qui abrite une empreinte du pied de Buddha. Elle daterait de la fin du 14 ème siècle et mesure pour sur de 3 mètres de long. Sacré coup de pied.  Ensuite on passe par le Wat Tham Phu Si, grotte et sanctuaire veillant sur un bouddha ventru, localement appelé le Aha Kachai. 

Le Bouddha est dans la grotte, je repète, le Bouddha est dans la grotte. 

On arrive enfin tranquillement en haut du mont pour profiter d’une vue panoramique sur la cité. Le tout en ayant profiter d’une montée plus paisible et diversifiée.

 > Meilleur moment pour se rendre au mont Phu Si :  A 6h30 dès l’ouverture ou en après-midi. Quand la majorité dort encore ou est en sieste digestive. 

Le laché d’oiseaux

Aux pieds des marches du mont il est possible de s’offrir une cage en osier contenant 2 oiseaux. Les touristes les libèrent ensuite en haut du mont et à la prise d’envol, on fait un voeu en fermant les yeux très, trèèèèès, fort pour que celui soit exaucer. Attention, sinon ça ne marche pas et il faut recommencer !

C’est aussi une vision barbare de deux petites bêtes enfermés dans une cage sphérique à peine plus grande que le déploiement de leurs ailes. Un coup à se voir déclencher une crise de claustrophobie par procuration. Le débat sur la maltraitante des poissons rouges enfermés dans leur bocal à coté c’est dérisoire. Les oiseaux jacquent sec dans la cage et là où les touristes y entendent le mélodie enchanteresse des gazouillements, j’y entend plutôt un cris de détresse. Sans eau ni nourriture et sous un soleil de plomb toute la journée, les bestioles doivent en avoir gros. L’envie de les libérer est saisissante et de secouer la vendeuse avec son grand sourire encore plus. Enfin question de point de vu.

 » Maximiser vos chances, 2 voeux pour le prix d’un, une offre à saisir « .
Dirons les businessman les plus agguerrits. 

Du coup, pour l’ascension, on est plutôt team marches ou team rive ?

 

Aller bonne chance !