Hanoï on l’aime ou on la quitte, et vite. Hanoï ne te laisse pas le choix.  Hanoï : tu te plis à son rythme, à ses scooters, à son bruit ou tu plies bagage. Question de bon sens.

A peine mis le pied dans le centre qu’on est emporté dans le tourbillon de cette ville, assaillit par son effervescence. La capitale illustre à la perfection les grandes villes asiatiques polluées, bondées, barrées mais en pire.
J’ai voulu résister à Hanoï ; déambuler dans les rues, me faire surprendre, m’y perdre,  me retrouver dans mes pensée, flaner en gros. Mais nope tu ne fais pas ça. Tu ne fais pas ça car tu veux vivre en somme. Dès les premières secondes où je me suis enfoncée dans le Old quarter, les règles de la ville m’ont rattrapé, elles se sont rappelées à moi comme un klaxon de scooter pressé qui te propulse sur le bas coté. 

Attention, Hanoï a aussi son lot de bons moments à offrir, des boutiques de rues au bar disco, son fourmillement du jour se transforme en énergie positive la nuit. Tout y est fait pour divertir le visiteur en mets, boissons et attractions. Quelques lieux sont à visiter aussi, bien sûr comme ceux ci (artcile). Seulement, le raisonnement de fond de la ville reste le même, pas de calme, pas de temps de pause à Hanoï. Toujours sur le Qui vive et avec trois grandes problématiques qui m’ont juste explosé en pleine face.

La Scootmania

Le nombres de scooter qui circulent dans les rues étroites de la vieille ville d’Hanoi est déjà surprenant, le traffic dans le centre ville plus généralement est sincèrement affolant. Ca  g r o u i l l e. 
Tu prends une fourmilières en photo, tu as la carte routière d’Hanoï. La majorité des vietnamiens se déplacent à scooter et dans une ville de près de huit millions d’habitant, ça fait du monde.

Le fait est que il n’y a pas vraiment de code de la route à Hanoï, la circulation est à la carte. Résultat : les scooters roulent sur les trottoirs, circulent en sens interdit s’y tenté qu’il y ai un sens de circulation et donc s’orientent à coup de klaxons. Oui, 8 millions de klaxons ça fait du bruit. 

Qu’ils se débrouillent entre eux, passe encore. Le complexité de la situation est que la non règle s’applique aussi aux piétons. Alors c’est folklore, certes mais il faut aimer l’action en continue. Personnellement je n’y ai trouve aucun charme mais juste une exaspération montante à chaque frôlement de scooter accompagné de son indissociable klaxon. Se balader devient éreintent.  Mais c’est en essayant de traverser qu’on se rend réellement compte de la folie de la scootmania d’Hanoi. C’est simple, tu veux traverser de l’autre coté du trottoir ? Ferme les yeux, marche, prie. Attendre que le bonhomme rouge passe au vert pour t’encourager à passer à l’action ?  C’est M O R T. 
Personne ne s’arrête, alors tu sers les fesses et tu pries pour les scooters t’évitent.

Mon guide de surivie : Tu te calles derrière un local et tu le suis pour traverser mais défois tu peux attendre longtemps.

> Et surtout, inutile de s’énerver sur un scooter trop proche il ne comprendrait pas, pour lui c’est normal. La proximité des grandes villes surement …

La salété 

Hanoï est sale. Point à la ligne. Il y a peu à ajouter à ce constat hormis peut être un lien de cause à effet qui est : les poubelles public n’existent pas. Hormis autour des grands sites touristiques à visiter, pour jeter ses déchets, ça sera dans le premier tas d’ordure que tu trouves.  

 

Mais surtout et malheureusement, les vietnamiens.

On parle de Paris et de ses parisiens vraiment peu chaleureux ? Mais pas du tout. Les résidents d’Hanoi ont la palme d’or de la nonchalance touristique quand ils s’y mettent. Bien sûr n’en faisons pas une généralité, certains vietnamiens avec qui j’ai pu partager une partie de mon voyage sont absolument adorables. Malheureusement à Hanoï, en touriste que je suis malgré moi et ma volonté de vivre locale, les vietnamiens à qui j’ai eux affaire ne te respectent pas. Pire, c’est un profond déni qui est parfois exprimer envers les touristes.  . 

Entre les vendeurs ambulants qui t’assaillent dans la rue, ceux qui s’exaspèrent car tu galères à payer avec ta liaisse de dong et ceux qui te chasse de leur boutique comme un vulgaire moustique car.. ce n’est pas leur jour et qu’ils ont décidé qu’aujourd’hui, non, ils ne feraient pas l’effort de parler anglais. No english.
Comment dire… WTF les gens ? Je viens en paix.

Pour résumer, les hanoïens qui vivent du tourisme te considère comme un porte monnaie sur patte ; un sournois process de déshumanisation du client s’est réllement instauré à Hanoi. Dans les restaurants ou les boutiques, une fois que tu payé, ne pas s’attendre à un sourire ou un échange chaleureux, tu deviens invisible. Et si tu ne veux pas payer ? Le sourire affiché l’instant d’avant se mue en un moue fermée.

Consciente qu’une critique annihile facilement le positif pour se muer en généralité, je ne m’étendrai pas sur les mauvaises expériences que j’ai eux à Hanoi. Toutefois, il est important de préciser que beaucoup de backpackers avec qui j’ai échangé sont tombés d’accord avec moi sur les trois points énoncés à propos de la capitale. Et surtout, je tiens à souligner l’attitude des locaux d’Hanoi pour ne pas faire miroiter un peuple toujours doux et bienveillant avec l’étranger. Je ne me suis jamais sentie aussi mal accueilli qu’à Hanoi. 

Sinon, il y a deux trois bonnes adresses pour les locaux que j’ai déniché qui valent le détour ! (artcile)

Aller, Bonne chance !